Skip to content

Avoir des talents de conteur peut servir votre carrière

 

Enfants, nous racontons en détail le fruit de notre imagination à nos parents. Plus tard, nous leur racontons des histoires pour nous éviter des ennuis (d’accord, ce sont plutôt des mensonges). Et nous racontons des anecdotes à nos amis en espérant paraître assez intéressants à leurs yeux pour qu’ils nous aiment.

À l’heure où nous tentons de réussir « dans le vrai monde », nous pouvons compter sur notre faculté à raconter de bonnes histoires pour donner un coup de pouce à notre carrière, selon Peter Guber, auteur de Tell To Win: Connect, Persuade, and Triumph with the Hidden Power of Story.

« Je me suis rendu compte qu’il y a un problème universel dans le monde des affaires : pour réussir, il faut être capable de convaincre les autres de soutenir sa vision, son rêve ou sa cause, écrit-il.

« Que ce soit pour stimuler vos cadres, structurer vos actionnaires, définir votre stratégie média, fidéliser votre clientèle, faire accepter une vision par des investisseurs ou décrocher un emploi, vous devez utiliser un discours qui attire l’attention de vos interlocuteurs et les incite à adhérer à votre objectif et à agir en votre faveur. Vous devez toucher autant les cœurs que les esprits. C’est précisément ce que font les conteurs. »

Autrement dit, si vous ne pouvez pas raconter, vous ne pouvez pas vendre.

Peter Guber souligne que tout le monde est capable de raconter une histoire. « Vous n’avez pas besoin de posséder un diplôme en quoi que ce soit pour raconter l’histoire de votre entreprise, de votre marque ou de votre offre et la transformer en appel à l’action convaincant. Pas besoin non plus d’argent ou de privilège particulier. C’est une aptitude fondamentale qui est gratuite et accessible à tous. »

Le secret, c’est de trouver le bon moment et la bonne façon de raconter votre histoire, que ce soit lors d’une entrevue, dans le cadre d’une rencontre de réseautage ou au cours d’une conversation avec le PDG.

« L’ingrédient secret pour convaincre ou persuader quelqu’un ou un groupe de personnes de faire quelque chose ou les amener à le faire, c’est votre capacité à raconter une histoire pertinente », souligne Peter Guber.

Soyez pertinent : c’est la clé du succès selon lui.

« Ainsi, l’objectif et l’appel à l’action de votre histoire toucheront directement votre interlocuteur. La force d’une histoire pertinente, c’est que son objet relève des émotions plutôt que de l’intellect et éveille l’ambition plutôt que l’inspiration. »

Évitez à tout prix les récits purement informatifs. Bien qu’il soit utile et pertinent de glisser des renseignements sur vous, surtout des chiffres ou des données lorsque c’est possible, veillez à les mettre en contexte.

« En général, les gens ne se souviennent pas des faits, des chiffres et des données. Des recherches sur la mémoire démontrent qu’on se rappelle les détails beaucoup plus facilement quand ils sont présentés dans une histoire. Lorsque l’information fait appel à l’émotion, catalyseur de toute histoire bien racontée, les interlocuteurs la vivent, la digèrent et l’associent à leurs propres émotions. Ainsi, elle suscite plus efficacement le souvenir et l’appel à l’action. »

Le talent de conteur n’est pas donné à tous, mais on peut apprendre.

« Répéter, répéter, répéter, et cela fera bientôt partie de vous. Soyez sûr de votre intention, du message que vous désirez véhiculer et de l’objectif que vous visez. »

Voici, extraits de l’ouvrage de Peter Guber, douze trucs à retenir pour vous aider à promouvoir votre carrière en racontant des histoires pertinentes :

    1. Une histoire, ce n’est pas un ramassis de données – faites le ménage!

 

    1. Une histoire pertinente appelle à l’action – ne ratez pas votre occasion.

 

    1. Pour une histoire qui marche, passez du « je » au « nous » – harmonisez vos intérêts.

 

    1. Assurez-vous que votre interlocuteur s’identifie à votre histoire.

 

    1. Choisissez un sujet d’intérêt pour votre interlocuteur afin que votre histoire le touche et qu’il adhère à votre objectif.

 

    1. N’oubliez pas que c’est le contexte qui colore votre histoire.

 

    1. Les expériences que vous avez vécues personnellement ou à titre de témoin sont les meilleurs ingrédients pour votre histoire.

 

    1. Jouez sur l’élément de surprise.

 

    1. Travaillez le début de votre histoire pour mettre votre défi ou votre problème en valeur.

 

    1. Poursuivez le récit en mentionnant vos combats, avant d’en venir au défi.

 

    1. Concluez avec une solution qui oriente votre interlocuteur vers votre appel à l’action.

 

    1. La préparation est la meilleure amie de qui veut raconter une bonne histoire.

Rachel Farrell, Special to CareerBuilder

Rachel Farrell mène des recherches et écrit sur les stratégies de recherche d’emploi, la gestion de carrière, les tendances de recrutement et les problèmes en milieu de travail. Suivez-la sur Twitter à @CareerBuilder (en anglais).

Be First to Comment

Leave a Reply